Sorcellerie au Pays de l'Alloeu

Écrit par Raymond.

Voici quelques extraits sur la sorcellerie au pays de l’Alloeu, tiré de l’ouvrage du chanoine DEPOTTER : "Le pays de Lalloeu : histoire, mœurs et institutions » Lille 1910. Page 169 :

« Le Long de la rivières des Layes qui traverse le Trivelet, l’imagination populaire voit souvent nombre de sorcières qui exécutent le soir, à la clarté de feux mystérieux, les danses du sabbat. Il en est de même à sailly dans les endroits marécageux. C’est bien pis encore dans le petit sentier bordé de saules qui fait à cette époque communiquer la rue de Paradis avec la croix Saint Antoine. Sur caque tête « d’halot »
d’affreuses sorcieres aux manches rouges filent leur quenouille à la lumiere d’un «crechet » suspendu à une haute branche de l’arbre. Aussi n’ose t’on pas s’aventurer le soir dans ce petit chemin livré aux mauvais genies et aux voleurs qui detroussent les
passants ; d’où le nom de « Muche-éte-jaquette », serre tes habits, donné à cette voie maudite. »

Sorcellerie - Les Brigittines de Lille

Écrit par Raymond.

brigittines"La démonomanie gagnera trois Brigittines de Lille, au début du XVIIe siècle.
Georges Raviart nous dit que : " ... de véritables épidémies de délire religieux troublèrent durant bien des années la tranquillité des couvents. A cette mémorable série appartient la possession des Ursulines de Loudun, en 1633, puis dix ans plus tard, celle des religieuses de Louviers ".
Fin l609 à Sainte Ursule, à Aix, Madeleine de Mandol se croit possédée " d'un grand nombre de démons ". Une autre Ursuline fera une déclaration dans le même sens. La vie religieuse astreignante d'exercices de piété et de jeûnes favorise l'éclosion de tels délires hystériques. Les convulsions et catalepsies des malades impressionnent les inquisiteurs et exorcistes, persuadés de la présence de Satan. Le prêtre Gaufridi victime des accusations des Ursulines, fut condamné à être brûlé à Aix en avril 1611

Confrérie "Les Charitables"

Écrit par Raymond.

charitable6Notre région ne serait pas ce qu'elle est, et particulièrement le Pays d'Artois, et cette série de portraits croqués forcèment incomplète s'il n'était pas fait mention d'une bien étrange confrérie dont les origines se perdent dans la nuit des temps.

En l’an 1188, sous le règne de Philippe Auguste, une épidémie désastreuse ravage la région. C’est alors que deux maréchaux-ferrants, de Beuvry et Béthune, font le même rêve, ils voient Saint-Eloi qui leur commande de se rencontrer afin d’aller ensemble enterrer les morts contagieux. Nulle crainte, ils seront préservés de la maladie leur affirme Saint-Eloi : "Le fléau n'approchera point de vous ni même de vos demeures".
Telle serait l’origine de la confrérie des Charitables qui, huit siècles plus tard, perpétue la tradition. Vêtus de larges capes noires, habit noir, avec cravate et gants blancs et coiffés du bicorne, les Charitables assurent bénévolement et gratuitement l'enterrement des morts de Béthune, Beuvry et de quelques communes voisines quelque soit la confession ou le rang social du défunt.
La confrérie des Charitables s'est adaptée à notre époque, mais repose sur une hiérarchie, des rites et des règles formelles. Même si leur saint patron reste le grand Saint-Eloi, les Charitables de Béthune sont laïques, repartis en Prévôt, mayeur, charitable ou confrère. Ils doivent être de réputation honorable et respecter trois mots d'ordre : Exactitude, Union et Charité.

Sorcellerie - Jeanne Delecluse

Écrit par Raymond.

inquisitionAccusations portées à l'encontre de Jeanne Delecluse

« Dans le procès intenté à Jeanne Delecluse, femme de Nicolas Fourmantel, tous deux de Merville et qui dura, avec interrogatoires contradictoires et plusieurs applications de la torture, du 27 décembre 1658 au 26 février 1659, on trouve juxtaposés très nettement les deux points de vue.
Selon le premier, d'ordre laïque, Jeanne est accusée par ses voisins d'avoir fait des maléfices ; mais ces témoignages parurent peu probants et on l'acquitta de ce chef ; selon le second, elle renia le baptême, profana l'hostie, assista au banquet des sorcières, eut commerce charnel avec un ou plusieurs diables, reçut leur marque, etc. et de ce chef fut décapitée puis brûlée et ses biens furent confisqués.

Sorcellerie - L'Abbé Behague et l'affaire Looten

Écrit par Raymond.

"Ce sont les Annales du Comité Flamand de France, Tome XXXVIII, qui ont mis la puce à l'oreille de nombreux chercheurs, amateurs d'Histoire locale, intéressés par l'Affaire Looten.

En effet, un passage de : Essai d'histoire d'une commune flamande « METEREN », par Monsieur l'Abbé René Béhague, Doyen de Saint-Amand-Les-Eaux, publiée par le C.F.F en 1932 évoque pages 74,75 et 76, les péripéties d'un procès de sorcellerie, intenté en 1659 à un marchand de bestiaux demeurant à Meteren, Thomas Looten.

« Vers le milieu du XVII ème siècle, se manifeste en Flandre et en France, même à la cour de Louis XIV, une recrudescence de sorcellerie ; ou plutôt les procès de sorcellerie se multiplient. Des personnages très illustres comme le Maréchal de Retz, y sont impliqués ; le bourreau de Dunkerque se vante d'avoir exécuté «de sa propre main » 500 à 600 sorciers. A Meteren, un procès fut intenté en 1659, à Thomas Looten, marchand de bestiaux, âgé de 50 ans. Depuis quelque temps, des bruits se chuchotaient dans le village ; on parlait de bêtes ensorcelées, de maladies bizarres, de personnes qu'on avait dû exorciser, surtout d'un jeune enfant mort dans des circonstances étranges ; on disait que des sorts avaient été jetés ; on accusait Thomas Looten. Son gendre l'en avertit un soir, dans un cabaret ; il refusa de prendre la chose au sérieux et se contenta d'en rire. Mal lui en prit.

Ches Rosati

Écrit par Raymond.

rosati2El société d’ches Rosati, ch’est ein’ association d’hom-mes et de fem-mes qui contributent à l’involée culturel d’nou région. Chaque mempe i est parrainé par ein rosati qui voudrot bien vir intrer dins ch’l’assemblée, à ch’comité d’ches 9 mempes de ch’directoire, sin protégé. Après acceptation, tout l’monte d’accord, ch’nouviau élu i est intronisé aveuc ein rite viux com-me Hérote pindant l’ Fête des Rosses.

Ch’parrain i présinte sin protégé, qui li rinflique sin complimint in public. Pis, i est invité à cujir ein’ rosse, présentée par ein’ ballerine, et ch’Chancelier i li épinque ch’el fleur à s’boutonnière après l’avoir arniflée tros fos. I est insuite invité à boire d’ein cop ein verre ed vin rosé présenté par ein’ ballerine. I  bouot donc après avoir prononché : « J’bos à ches rosati d’adonc, d’achteure et à vénir ». Et pis, i donne ein baisse à ein’ ballerine.

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